A UNE DAME CREOLE

Charles Baudelaire:

Au pays parfumé que le soleil caresse
J’ai vu dans un retrait de tamarins ambrés
Et de palmiers d’où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame Créole aux charmes ignorés.

Son teint est pâle et chaud; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés;
Grande et svelte, en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.

Si vous alliez, Madame, au vrai pays de Gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle, digne d’orner les antiques manoirs,

Vous feriez, à l’abri des mousseuses retraites,
Germer mille sonnets dans le coeur des poètes,
Que vos regards rendraient plus soumis que des noirs.

See Francoise Lionnet on this poem in Diacritics and in “‘The Indies’: Baudelaire’s Colonial World,” PMLA 123:3 (May 2008): 723-736.

Axé.

This entry was posted in Colonialisms, Créolité, Poetics, Primitivisms, Race. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s